Acte II, Scène 1 – Exposition Scènes et Récits d’archives

L ‘exposition : Scènes et Récits d’archives, 5 mai – 28 mai 2014. La scène se passe dans le  hall d’exposition de l’université Paris 8

Commissaires: Manuela de Barros, Caroline Fayolle, Isabelle Tournier.

De Vincennes à Saint-Denis, des études féminines aux études de genre, un parcours d’archives multi-media raconte les quarante vies tumultueuses et paradoxales d’un Centre internationalement reconnu mais toujours demeuré  en marge.

Sous la direction scientifique d’Isabelle Tournier et de Caroline Fayolle, et durant toute l’année 2013, une équipe d’archivistes de circonstance, composée d’enseignant-e-s chercheur-e-s associé-e-s au Centre, de doctorant-e-s, de masterant-e-s, et de vidéastes, a collecté des documents divers et réalisé des entretiens filmés avec un certain nombre d’actrices et d’acteurs du Centre, historiques et contemporains.

Ce travail de constitution d’une archive s’articule à un triple projet pédagogique, qui concerne à la fois le master d’Histoire (parcours « Archives »), le master « Arts » et le master « Genre ». Sous la direction de Manuela de Barros,  maîtresse de conférences en arts plastiques et esthétique, un groupe d’étudiant-e-s travaillera sur la mise en espace et la réalisation de l’exposition, ainsi que sur la perception de celle-ci par le public. A l’issue de l’exposition, l’archive ainsi constituée fera l’objet d’un dépôt et de la création d’un fonds aux Archives Nationales,. La constitution de ce fonds donnera lieu courant 2014 à un séminaire  genre/ histoire portant sur l’archive de l’histoire des femmes, organisé en collaboration avec les Archives Nationales et la BNF.

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(Reyes Morgado Márquez et Ivan Mersic devant “Violence” leur installation.)

Les documents réunis et les entretiens filmés constituent la matière première de l’exposition. Celle-ci proposera un parcours en 5 étapes :

  1. Le contexte de la fondation : l’année 1974 à Vincennes, dans le mouvement des femmes,  dans les nouveaux mouvements de défense des minorités sexuelles, dans le monde intellectuel et dans la sphère publique hexagonale.
  2. Faire émerger des études féminines ou féministes à l’université  Où l’on évoquera les manifestations de sympathie ou d’antipathie intellectuelles et collégiales à l’égard d’une telle entreprise. Et l’on  retracera les tribulations institutionnelles d’un Centre qui dérange, entre méfiances locale et nationale et solidarités internationales.

3.Etudier, penser, écrire, réinventer les différences de sexe

Zoom sur les pratiques pédagogiques du Centre : le séminaire d’Hélène Cixous, les séminaires collectifs et l’émergence d’une transdisciplinarité inventive.

4. Etre étudiant-e  au Centre d’études féminines et de genre

Place aux récits d’étudiant-e-s du Centre d’hier et d’aujourd’hui et à l’examen de leurs parcours intellectuels et professionnels au cours des décennies passées.

     5. Queer Nation(s) ? Mutations et internationalisation des recherches   et   des pratiques.

Comment le tournant « queer » des recherches dans le domaine des femmes et du genre pris en France au début des années 2000, a-t-il affecté le Centre, sa composition et ses lignes de force théoriques ? Comment est-il passé d’une pratique restreinte à une pratique large de l’interdisciplinarité ? Comment une certaine « mondialisation » des études de genre transforme-t-elle sa tradition internationaliste ?

L’exposition sera ponctuée par différents happenings artistiques :

Le Chemin des rencontres propose un parcours réalisé par des étudiant-e-es et enseignant-e-s du CEFEG et de l’UFR Arts. Construit sur le principe d’une visite guidée, il amènera le public à rencontrer différentes oeuvres ou performances artistiques dédiées à, ou en dialogue avec, une femme du passé ou du présent, réelle ou non, figure littéraire ou mythique. Clin d’oeil et hommage
à deux oeuvres emblématiques, La Cité des Dames de Christine de Pizan (1405) et The Dinner Party (1974-1979) initiée et dirigée par Judy Chicago, ce « chemin des rencontres » symbolisera à la fois la dimension interdisciplinaire du Centre et l’une de ses perspectives essentielles, la transmission et l’accompagnement
au fil des générations. Itinéraire-performance proposé par Hélène Marquié, MCF Genre et Arts avec la participation de: mandana Bafghinia, Eloïse Bouvet, Hela Briki, Xi Chen, Julia Dondzilo, Myra Elmir, Mariam Faquir, Claire Finch, Marie-Ananda Gilavert, Apolline Guillot, Tomie Kawakami Savaget, Maëva Lamoliere, Laetitia Le Doat, Véra Leon, Hélène Marquié, Martina Mirra, Reyes Morgado Marques, Luna Paese, Leobardo Perez Arango, Zarahyt Rojas, Heta Rundgren, Sandra Sainte Rose, Valentina Sanseverino, Radmila Urosevic.

Îles post-exotiques : où le Centre flotte sans couler. Installation-performance en forme d’archipels proposée par deux doctorantes en études de genre : Livia Alga, mention anthropologie, et Jordana Canova, mention arts plastiques. « Comment traduire la mer à Paris ? En occupant l’espace de l’université par des géo-corps fantastiques, des archipels d’îles en lutte, où les différences deviennent post-exotiques. Par la transformation en mou ou doux de tout ce que nous percevons comme dur, inconfortable ou violent. Par une ouverture du généalogique à d’autres histoires diasporiques: qui (se) perd trouve. »

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